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05.04.2015
Hygiène

De nombreux patients utilisent leurs jours de congé pour se rendre à nouveau vers des destinations exotiques.

Ceux qui ont la poisse ne rapportent pas seulement des souvenirs, mais peut-être aussi une maladie infectieuse désagréable. Et par la même, les collaborateurs du cabinet encourent également un risque quand ils traitent ces patients. Il n'existe en effet aucune prophylaxie vaccinale contre l'hépatite C et la tuberculose. En outre, les statistiques montrent que le nombre de nouvelles infections à l'hépatite C augmente légèrement en Allemagne. Une raison suffisante pour prendre les mesures de prudence correspondantes.

A cela s'ajoute que, lors des inspections du cabinet dentaire, des directives de travail spéciales sont constamment demandées pour les patients infectés. Rien que cela constitue un motif suffisant pour réagir car le temps investi pour réaliser une directive de travail est relativement faible.

Il est recommandé, de manière générale, de relever, au moins une fois par an, l'anamnèse des patients et de l'effectuer deux fois par an pour les cabinets dentaires à l'activité chirurgicale. Ensuite, le dossier des patients atteints d'une infection peut être marqué spécifiquement, avec un code de couleur par exemple. Les logiciels courants pour patients également offrent des options correspondantes de visualisation.

Pour les patients infectés, le principal risque de contagion émane des mains et des aérosols. Le nuage d'aérosol se situe à une distance allant jusqu'à deux mètres autour de la bouche du patient et les bactéries et les virus qui y sont contenus peuvent être décelés dans l'air de la pièce pendant encore 15 minutes. C'est pourquoi, lors du traitement, il faudrait veiller à une bonne technique d'aspiration et à l'utilisation de grandes canules dotées d'une performance élevée d'aspiration. En aucun cas il ne faudrait réaliser seul le traitement – il en va de même pour la prophylaxie. Il est recommandé de travailler avec une assistante qui maîtrise la technique d'aspiration. Il est également préconisé avant le traitement d'utiliser un antiseptique oral (par exemple avec OD 600 de Dürr Dental) pour réduire la flore microbienne de la salive. Cela permet de diminuer la concentration d'agents pathogènes dans l'aérosol.

Pour les patients atteints d'une infection, font partie de l'équipement de protection des gants stériles, de longs vêtements de protection qui doivent être traités après la thérapie. Il est également possible d'utiliser des vêtements à usage unique. La protection bucco-nasale (classe de protection FFP2) devrait être en principe changée pour ce type de patients. Une protection capillaire (bonnet), des lunettes de protection dotées de protections latérales ou une visière (il existe également des solutions élégantes pour les porteurs de lunettes). Au niveau organisationnel, il faudrait veiller à ce que les surfaces de la salle de soins soient vides et les chariots d'appoint soient sortis de la pièce. Au terme du traitement des patients, il est recommandé de procéder à une désinfection de toutes les surfaces ainsi qu'à celle du sol.

Le traitement de ce groupe de patient pourrait en outre avoir lieu à des moments définis, éventuellement même à l'issue des heures de consultation. Ainsi, le patient peut être traité sans la contrainte d'une salle d'attente pleine. Si cela ne s'avère pas possible, il est recommandé de bien aérer ensuite la salle de soins et d'attendre un peu avant de commencer le traitement du patient suivant.

On pourrait évidemment argumenter qu'il faille effectuer ces mesures d'hygiène pour tous les patients. Parmi ces derniers, certains pourraient être également porteurs d'une infection et l'ignorer. Donc, il serait bon d'être toujours préparé en conséquence.

Il convient alors d'attribuer l'adage suivant à l'ensemble des patients : risque identifié - risque éliminé.

Publié par: rf
OD 600

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