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19.04.2015
Hygiène

Qui ne connaît pas les problèmes survenant après le nettoyage et la désinfection des surfaces :

une fâcheuse pellicule de graisse reste sur la surface, ou pire encore, elle colle. Cela est désagréable pour l'équipe du cabinet et peut l'être aussi pour le patient.

La plupart du temps, deux types d'agents actifs sont employés dans les produits de désinfection des surfaces : les composés d'ammonium quaternaire (ou CAQ) et les alcools.

Les CAQ ont en soi déjà une action nettoyante et offrent un large spectre d'action. Une bonne compatibilité avec les matériaux, une odeur neutre et un effet longue durée sont les avantages des désinfectants à base de CAQ. Par contre, ils présentent l'inconvénient de rester sur la surface.

On peut donc les remplacer par des désinfectants à base d'alcools. Ils agissent en effet particulièrement vite et sèchent rapidement sur la surface. C'est pourquoi, en règle générale, les désinfectants rapides contiennent des alcools. Cependant, ils requièrent une concentration d'utilisation élevée. En conséquence, il ne faudrait en aucun cas les diluer pour réduire la concentration d'alcools car. cela diminuerait également la puissance de désinfection. Et les désinfectants à base d'alcools sont inflammables. En principe, ils ne devraient donc pas être utilisés pour nettoyer des grandes surfaces.

Mais pourquoi subsiste-t-il parfois une pellicule de graisse à l'issue de la désinfection ? Les causes sont plurielles et bien connues. Nombre de désinfectants contiennent des composants de nettoyage à une concentration élevée. Ces mousses restent sur les surfaces après l'évaporation de l'eau et forment donc des salissures.

Quelquefois, lorsque des produits sont déposés tour à tour sur une surface, des réactions chimiques peuvent également se produire. Ainsi, les désinfectants contenant des CAQ réagissent au contact des nettoyants ménagers et forment par exemple un film collant.

Une solution trop faiblement dosée peut aussi entraîner l'apparition de résidus. Des solutions mal diluées présentent une puissance de nettoyage trop faible. Lors du nettoyage et de la désinfection, les protéines de latex, la sueur et les salissures doivent être enlevées aussi mécaniquement des surfaces. Sinon, il reste des résidus. En outre, les surfaces ne sont par toujours stables face aux désinfectants et nettoyants. Les planchers par exemple vitrifiés soi-même avec des émulsions sont inappropriés puisque la vitrification ou bien s'enlève rapidement à cause des produits de désinfection et de nettoyage, ou bien réagit avec ces derniers. Les surfaces en plastique ou le verre acrylique sont souvent inconstants face aux désinfectants à base d'alcools.

C'est pourquoi, il est recommandé d'utiliser des désinfectants à base de composants de nettoyage adaptés (agents tensioactifs) puisqu'ils permettent de s'économiser le nettoyage supplémentaire avec un détergent. Plus la concentration du désinfectant est basse (comme FD 300 de Dürr Dental avec une concentration de 0,5 pour cent), plus la formation de résidus sur les surfaces est faible.

Si les désinfectants utilisés présentent une concentration beaucoup plus élevée de CAQ, il faudrait, à intervalles réguliers, enlever les résidus restants à l'eau claire (sans détergent !) à l'issue, toutefois, du temps d'action indiqué par le fabricant.

Pour la désinfection entre chaque patient, il est préférable de réaliser une désinfection rapide à base d'alcools. Les surfaces sensibles aux alcools telles que les surfaces en plastique, les moniteurs TFT et écrans tactiles devraient être nettoyées avec un produit spécial ayant une teneur réduite en alcool (comme FD 366 sensitive de Dürr Dental).

Publié par: rf
L'emploi du désinfectant et du nettoyant adéquat permet d'éviter la formation de résidus désagréables sur les surfaces.